Résultats de l’enquête sur la formation en numérisation

Nous avions lancé une enquête sur les formations suivies ou non dans le domaine qui nous concerne. Nous n’avions pas défini volontairement ce que nous entendions par « formation » car il importait d’avoir un maximum de retours sur les apprentissages existants du secteur.

Présentation des répondants

Cette enquête ouverte sur le printemps 2017 a réuni 98 répondants. Plus de participants permettraient aujourd’hui de corroborer ou au contraire d’atténuer les orientations qui se sont dégagées.

La majorité des répondants sont issus du secteur public ou assimilé (fonctionnaire, contractuel(le), salarié(e) d’une association), puis, viennent celles et ceux qui travaillent dans le secteur privé, enfin une petite minorité sont en recherche d’emploi. Au sein du secteur public, le personnel des bibliothèques a principalement répondu, puis celui des musées, des archives, des établissements mixtes et enfin de la recherche.

 

Etat des lieux des formations passées

Un tiers des répondants a déjà suivi un apprentissage lié à la numérisation avec une très grande variété du type de formation et de leurs intitulés.

Ainsi, de nombreux établissements publics proposent ou ont proposé des modules de formation :

  • Dans l’enseignement supérieur universitaire
  • Dans l’enseignement supérieur suite à l’obtention d’un concours (ENSSIB, INP)
  • Dans les centres de formation continue des agents issus de la fonction publique territoriale
  • Dans des centres de formation spécialisée dans les métiers des bibliothèques (régional/national)

Les archivistes trouvent une formation continue auprès d’association de professionnels. Les formations au sein de structures privées sont liées à l’utilisation technique de scanner professionnel auprès du fournisseur ou de traitement d’images.

Aux questions sur les avantages et les désavantages de la formation suivie, les répondants ont été très variés dans leurs réponses. Des sessions courtes ont été à la fois vécues comme un avantage par certains et un inconvénient pour d’autres, tout comme une session longue. La théorie et les généralités ont été souhaitées ou au contraire dépréciées. Enfin, un manque de concret/de pratique a été parfois énoncé. L’ensemble de ces remarques très diverses semble rendre compte des besoins individuels de chacun : se former à la numérisation et à n’importe quel moment du cursus professionnel requiert un contenu et une pédagogie adaptés. Cela explique en partie les résultats appréciatifs en demi-teinte sur ces formations passées où 63% des personnes interrogées estiment que la formation reçue répondait à leurs attentes.

Et si on vous proposait une nouvelle formation ?

De l’initiation à la remise à niveau fonctionnelle ou au contraire à l’acquisition de nouvelles compétences, chaque personne n’a pas les mêmes besoins pour atteindre son but.

Tout d’abord, sur la question de la localisation de la formation 69% des réponses ont montré que se déplacer ne posait aucun problème, tandis que 30% des sondés ont montré un intérêt non négligeable à une proposition de formation sur site. Ensuite, l’ensemble des contenus proposés intéressent deux tiers des répondants :

  • Gérer un projet de numérisation de A à Z
  • Connaître le matériel de numérisation (avec des séances de démonstration)
  • Gérer MON projet de numérisation : cas pratique sur vos fonds
  • Rédiger un cahier des charges
  • Mettre en place et réaliser un contrôle qualité ?

De nombreuses propositions ont été faites sur des aspects plus pratique comme l’indexation des images, le post-traitement des images, les métadonnées, la définition des priorités de numérisation etc.

93% des sondés seraient intéressés par une formation dans le domaine de la numérisation. Bien qu’il existe un biais non négligeable sur la réponse à cette question puisque les répondants de cette enquête sont très probablement concernés par cette problématique ; il est cependant nécessaire de rappeler qu’un projet de numérisation n’est pas aussi simple qu’il y paraît car il aborde des sujets connexes indissociables tels que le récolement, l’inventaire, les constats d’état, les métadonnées, le stockage des données, la GED, le droit, etc.